Étape 72: The quality of life of a person who is natural and in whom the spiritual degree of his mind is not opened, yet not closed

     

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Question to Consider:

Does it surprise you that these people are in heaven? What does this say about how hard it is to get into heaven?


Du Divin Amour et de la Divine Sagesse #253

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Par Emanuel Swedenborg

253. III. Quel est l'homme naturel chez qui le degré spirituel n'est pas ouvert, et néanmoins n'est pas fermé. Le degré spirituel n'est pas ouvert, et néanmoins n'est pas fermé chez ceux qui ont mené une sorte de vie de la charité sans cependant avoir su grand chose du vrai réel. Il en est ainsi, parce que ce degré est ouvert par la conjonction de l'amour et de la sagesse, ou de la chaleur avec la lumière ; l'amour seul ou la chaleur spirituelle seule ne l'ouvre pas, ni la sagesse seule ou la lumière spirituelle seule ; mais l'un et l'autre en conjonction l'ouvrent. En conséquence, si les vrais réels, dont provient la sagesse ou la lumière ne sont pas connus, l'amour ne peut ouvrir ce degré, mais le tient seulement dans la possibilité d'être ouvert ; ce qui est entendu par n'a pas été fermé. Il en est de même dans le règne végétal ; la chaleur seule ne donne pas la végétation aux semences et aux arbres, mais la chaleur en conjonction avec la lumière la produit. Il faut savoir que tous les vrais appartiennent à la lumière spirituelle, et tous les biens à la chaleur spirituelle ; et que le bien ouvre par les vrais le degré spirituel, car le bien opère l'usage par les vrais ; et les usages sont les biens de l'amour qui tirent leur essence de la conjonction du bien et du vrai. Comme ils sont toujours naturels et non spirituels, après la mort ceux dont le degré spirituel n'a pas été ouvert, et néanmoins n'a pas été fermé sont dans les infimes du ciel où parfois ils traversent de durs moments ; ou bien ils sont sur les limites d'un des cieux supérieurs, où la lumière pour eux est comme celle du soir. Car, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, dans le ciel et dans chaque société du ciel, la lumière décroît depuis le milieu jusqu'à la périphérie ; et au milieu sont ceux qui sont dans les Divins vrais plus que les autres, et à la périphérie ceux qui sont dans peu de vrais. Ces derniers sont ceux qui d'après la religion, savent seulement qu'il y a un Dieu, que le Seigneur a souffert pour eux, et que la charité et la foi sont les essentiels de l'église, et qui ne se soucient pas de savoir en quoi consistent la foi et la charité ; quand cependant la foi est dans son essence la vérité, et la vérité est multiple ; et la charité est toute œuvre de sa fonction que l'homme fait d'après le Seigneur. Il la fait d'après le Seigneur lorsqu'il fuit les maux comme péchés. Il a été dit auparavant que la fin est le tout de la cause, et l'effet le tout de la fin par la cause. La fin étant la charité ou le bien, la cause la foi ou le vrai, et l'effet les œuvres ou l'usage, il est donc évident que la charité n'entre dans les œuvres que dans la mesure où elle est conjointe aux vrais qui sont appelés vrais de la foi. Par ces vrais la charité entre dans les œuvres et les qualifie.